Je rencontre mon directeur de stage, un quinqua Givenchy et Giogio A. Sympathique, sûr de lui, il porte une large mèche de cheveux auburns qu'il tripote nerveusement quand il me présente le "fond des missions" que je devrait remplir. Sa montre, TagHeuer, elle, est hideuse. Je suis dans un vaste bureau rectangulaire, tout en verre et en bois d'arbre, avec deux autres stagiaires, deux jeunes diplômées d'HEC, blondes évidemment, Hermès pour l'une, Dior pour l'autre. Elles sont très jolies, maquillées. On dirait des soeurs jumelles, alors qu'elles sont bien plus que ça : elles sont nées dans le même milieu social, leurs mères bridgaient ensemble. L'une des jumelles a le plis de sa jupe qui remonte en se levant de son fauteuil. J'ai un début d'érection à 10 heures du matin : ce stage commence plutôt bien.
Journée quelque peu morne finalement, prisonnier de ma cage de verre climatisée alors qu'il fait si beau dehors. Je commence à prendre connaissance des dossiers : sur les onze qui me sont confiés pour le mois, un seul me semble original. Je les bâclerai tous sauf celui-là : de toute façon, je serai payé pareil, c'est-à-dire, trois fois le salaire normal. C'est pour ça que j'ai accepté ce stage. Par amour de l'injustice.
Journée quelque peu morne finalement, prisonnier de ma cage de verre climatisée alors qu'il fait si beau dehors. Je commence à prendre connaissance des dossiers : sur les onze qui me sont confiés pour le mois, un seul me semble original. Je les bâclerai tous sauf celui-là : de toute façon, je serai payé pareil, c'est-à-dire, trois fois le salaire normal. C'est pour ça que j'ai accepté ce stage. Par amour de l'injustice.
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