Mardi

Je m'attable à la Taverne hype de la ville, rien de très rock'n roll. Le plus glauque, c'est le "couple" qui vient s'assoir sur la table à côté de la mienne : deux prolos dégueulasses de médiocrité odieuse et de gène humiliée. Un délire schopenhauerien envahit mes synapses et grille dans un grand feu de haine toute compassion à l'égard des plus laids : je prêche alors le suicide collectif de toute l'Humanité sauf pour quelques nymphomanes sublimes et moi-même !
Il faut absolument que je trouve le "Nantes-by-night-so-glam" que m'a vanté une nuit une fille que j'avais rencontré chez Maxim's, une Nantaise exilée à Paris avec des lèvres au goût de banane ( hommage au Velvet ? ). Une petite fille habillée avec une robe Dior Enfant joue avec les pigeons de la place. Son rire aigu et pur se brise en moi, comme du cristal sur une dalle de marbre trop polie. Un rayon de soleil perce les nuages et la fumée.
Je remets mes Wayfairer.

Aucun commentaire: