Mercredi

Je passe ma journée à faire des synthèses pour un guignol sur-diplômé qui ne sait pas lire correctement un contrat. Il n'existe rien de pire qu'un supérieur hiérarchique brillant mais incompétent dans un domaine particulier : il aura tendance à jouer à l'autoditacte et te reprendre ensuite lors de ton exposé ; évidemment, il aura tort, mais je dois faire tout ce que je peux pour ne pas le vexer. C'est lui qui m'octroie la prime de fin de mois. Pour complêter ma cave à vodkas ...
Pour me consoler, vers deux heures, je m'offre une planche énorme de sushis dans un bar à sushis plutôt clean dans le Vieux-Nantes, avec une serveuse mignonne, aussi asiatique qu'une mannequin Benneton, habillée en kimono d'opérette. Les suhis sont pas trop mal faits, sauf ceux aux ... gambas.
Le soir, je traîne dans l'ancien quartier juif, touristique la journée, boboïstique la nuit. Fausse vieille librairie ouverte toute la nuit, bars lounge pour provinciaux en manque de sensation forte, un pub éminemment rock'n'roll, jeans slims Zara obligent, mais dont les coktails improbables me poussent dans les bras de la jumelle Dior. Aurais-je trouvé le "so-called Nantes-by-night" ?
"A suivre ..." ( prononcer à l'anglo-saxone pour garder l'ambiance ironico-chic de cette note )

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