Un avocat spécialisé en TIC vient nous faire un petit exposé (deux heures de publicité pour sa gueule quand même). Il nous expose les "enjeux cruciaux de l'établissement d'une charte informatique" : en gros, il veut responsabiliser les méchantes personnes qui passent tout leur temps de travail à surfer sur des sites pornos. J'obtiens du conseil qu'ils ne le fassent entrer en vigueur qu'en septembre, c'est-à-dire, quand je serai reparti définitivement. C'est drôle le pouvoir absolu ...
Je déjeune avec Hermès qui est ravi d'entrer en lice : elle s'imagine déjà que je vais la demander en mariage au milieu du restaurant de l'Opéra, restau pour vieux, genre George V de Prisunic. Je drague depuis une vingtaine de minutes quand mon portable vibre : "Sushigirl". Pour exciter Hermès, je coupe court à son monologue, je m'écarte de quelques mètres et je prononce distinctement et très fort, " Désolé ma chérie, mais je suis en déjeuner d'affaires, ce n'est pas le moment de me faire une scène, je te rappelle." Puis je reviens vers la table, l'air faussement gêné et penaud.
A ce moment de la rédaction de ce passage, je me pose une question, substantielle, cela va sans dire. Est-ce vraiment nécessaire d'écrire "l'air faussement gêné etc." ? "Prendre l'air"(de quelqu'un d’autre), c'est jouer un rôle de théâtre, improviser à l'improviste. Mettre un masque, un déguisement et parader avec. Y aurait-il donc de faux déguisements ? Mettre un faux déguisement, c'est montrer sa vraie peau ; prendre un air faussement gêné, c'est se sentir réellement mal à l'aise. C'est toute l'ambiguïté sadique de la facilité d'écriture, on croit la maîtriser et se camoufler derrière. En réalité, elles nous dévoilent.
Je déjeune avec Hermès qui est ravi d'entrer en lice : elle s'imagine déjà que je vais la demander en mariage au milieu du restaurant de l'Opéra, restau pour vieux, genre George V de Prisunic. Je drague depuis une vingtaine de minutes quand mon portable vibre : "Sushigirl". Pour exciter Hermès, je coupe court à son monologue, je m'écarte de quelques mètres et je prononce distinctement et très fort, " Désolé ma chérie, mais je suis en déjeuner d'affaires, ce n'est pas le moment de me faire une scène, je te rappelle." Puis je reviens vers la table, l'air faussement gêné et penaud.
A ce moment de la rédaction de ce passage, je me pose une question, substantielle, cela va sans dire. Est-ce vraiment nécessaire d'écrire "l'air faussement gêné etc." ? "Prendre l'air"(de quelqu'un d’autre), c'est jouer un rôle de théâtre, improviser à l'improviste. Mettre un masque, un déguisement et parader avec. Y aurait-il donc de faux déguisements ? Mettre un faux déguisement, c'est montrer sa vraie peau ; prendre un air faussement gêné, c'est se sentir réellement mal à l'aise. C'est toute l'ambiguïté sadique de la facilité d'écriture, on croit la maîtriser et se camoufler derrière. En réalité, elles nous dévoilent.
5 commentaires:
tout à fait
pourquoi se déguiser en beigbeder?
t'es mieux que ça. je sais tu sais, si facile de se mettre à sa place.
Je me déguiserai volontiers en moi-même, mais je ne me connais pas encore.
Et je te remercie pour le compliment ... C'était bien un compliment ?
;-)
Le M de St G nouveau est arrivé.
Et il est bon.
J'ai tout lu ce soir, c'est fluide et bien pensé.
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A bientôt.
oui, c'était une vérité;)
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