[je peux maintenant raconter ce qui s'est passé jeudisoir-vendredimatin-weekend]
Jeudi soir, j'ai été invité à fêter la musique avec les amis de Dior, au champagne et au son de Sexual Earthquake In Kobe, dans une très belle maison en plein centre-ville (notons pour le clin d'oeil architectural, un perron XVI° et une salle de réception monumentales/faux lustre dans la chambre principale pas assumé). J'observe discrètement comment évolue la bourgeoisie locale (J’aime la bourgeoisie, les vacances à la mer). La faune y est plutôt sympathique, bien fringuée. Quelques têtes connues du Triptyque, mais je ne vous dirai pas qui, je ne fais pas de name-dropping, c'est un principe d'éthique. La gente féminine pousse dans ce terreau fertile et doré comme un somptueux massif de roses, épiçant l'air d'une odeur de fruits et de fleurs. Les filles sont très belles, ici, dans cet estuaire face à NY.
J'ai beaucoup trop bu, notamment une vodka aux épices, délicieuse avec un peu de jus de kiwi. L'after se passe dans LA boîte "hype" de Nantes, en réalité un clone tout aussi pathétique des Planches. Nous, c'est-à-dire, moi et trois compagnons de soirée que j'ai rencontré il y a dix jours, tentons alors de tout saccager dans une attitude rock'n'roll tout à fait honorable. Nous sommes remerciés discrètement et nous finissons assis sur la chaussée humide, buvant la fin d'une bouteille de Veuve Clicquot commandée peu auparavant.
Nous assistons au lever de soleil, béats, complètement ivres et heureux. Dans trois heures, je devrai être au bureau pour lancer les "process de paie et licenciement". Quite funny.
Un peu plus tard dans la matinée, je rejoins la boîte, toujours ivre. La tête violemment pressurisée par des migraines atroces, nauséeux, je bois de l'eau fraîche par litres pour limiter les dégâts. Lorsque je remplis une fiche de licenciement de plus, je ne peux m'empêcher de songer au héros informaticien de Houellebecq, et j'ai vraiment la "nausée".
Je quitte le bureau à quatorze heures, rentre à l'appart, prend quelques effets, fourre le tout dans un gros sac Longchamp et commande un billet pour Noirmoutier, MON fief. Trois coups de fil ont ameuté MON Paris vers l'île, en prenant le premier train. Deux heures huit de trajet. Je les accueille pour dîner à un fameux restaurant sur la Plage des Dames, magnifiquement illuminée. La nuit, doucement, s’insinue dans les bois de pins qui sentent fort l'été et l'amitié.
2 commentaires:
le nouveau riche peut rentrer dans Harrod's, mais pas dans le club 'Athenaeum'(gentlemen's club in london ). on peut pas acheter class.
C'est ce qui différencie la Grande Bretagne de la France, le sens que l'on donne au mot "club", et leur fréquentation.
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