Samedi

Week-end érotique et art bitch.
Je suis rentré sur Paris car je ne me sens pas encore prêt à affronter Nantes un samedi après-midi ... Cette ville me paraît encore trop étrangère bien qu'intrinsèquement, banale, quelconque et ridiculement arrogante.
Plus on est petit et médiocre, plus on éprouve le besoin de criailler et de cracher : ce qui grand est homme, ce qui est petit est animal, ces adjectifs n'étant nullement relatifs à la taille physique des gens (je ne suis pas Montesquieu: la sociologie racialiste m'ennuie plus qu'elle ne m'émeut).
En fin d'après-midi, je suis pris d'une fulgurance stendhalienne et je décide de m'acquitter d'une antique créance contracté auprès d'une jeune fille lors d'un squat impromptu à Versailles, en l'objet, un flacon d'Absolut et deux Cristal. J'achetai ainsi ces trois bouteilles de nectar noctambule et doux de promesses d'ivresses infinies, et je rejoignais l'appartement de ma belle créancière.
Nous ne fîmes pas l'amour à proprement parler, mais ce fut tout comme, torses nus, mêlant les bulles de l'alcool "dorargenté" à l'ouate humide et fruitée de nos baisers.
Cette phrase de Schopenhauer me semble alors bien trop cynique en ces instants de miel :
" S'il ne restait que deux hommes au monde, le plus fort n'hésiterait pas une minute, à défaut de suif pour frotter ses bottes, à tuer son unique compagnon afin d'en prendre la graisse." Et s'il ne reste qu'un homme et une femme ?

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